L’histoire du roman
Tillie rêve de devenir autrice. Elle a rejoint la prestigieuse université de Pittsburg dans ce but. Alors quand elle s’apperçoit que son professeur d’écriture créative, le cours qu’elle attend depuis si longtemps, est un auteur à succès de romance… elle est dépitée. Pourquoi écrire de la romance quand on peut écrire de la vraie littérature ?
Et si son avenir n’était pas déjà assez compromis comme ça, il s’avère que son professeur est le parfait connard arrogant… jeune séduisant mais insupportable.
« Je cours pour distancer les fantômes du passé. Pour oublier sa colère, mes remords et leurs trahisons. Mais quelle que soit la direction que j’emprunte, ils me rattrapent toujours. »
Mon avis
Si j’ai lu facilement et rapidement ce roman, j’ai quand même pas mal soufflé. Déjà, pas évident d’apprécier un personnage qui est aussi condescendante avec la romance…. genre évidemment qu’on est en train de lire.
Surtout quand cette même personne te dit que son roman préféré c’est Orgueil & Préjugés. Je comprends bien que c’est tout le principe de Long Story Short de Lucile Jones, mais j’ai trouvé ça quand même un peu casse-pied. Quant à la trope Prof-Élève, je tends à penser qu’elle n’est pas faite pour moi. Dans ce cas, j’ai trouvé que Finn profitait de sa position, il dit d’ailleurs une fois qu’il veut qu’elle lui soit reconnaissante. Il se comporte comme un connard et on a du mal à voir pourquoi.
Pourtant les dialogues sont drôles et la plume vraiment fluide. J’ai aussi extrêmement aimé l’amitié dans cette romance. Mais les takes féministes restent hasardeuses et on s’ennuit vite.
Un livre à explorer ou pas ?
Les +
Quoi que l’on pense de l’histoire, elle se lit vraiment très bien. La plume est fluide et les dialogues sont sympathiques.
Les personnages secondaires sont vraiment cools et on aurait même aimé en avoir un peu plus d’eux. Des hommes et des femmes sont amis très proches sans aucune ambiguïté c’est agréable.
Les – de Long Story Short de Lucile Jones
Difficile de s’attacher aux personnages principaux. L’un comme l’autre ils ont un côté un peu détestable.
On ne comprend pas vraiment le revirement entre les deux, ni les actes qui mènent à cette situation. Tillie qui aguiche son prof par dissertation interposée, ça ne m’a pas convaincu.
Ce qui a manqué à Long Story Short pour me plaire
On va mettre de côté que je n’aime pas trop la trope Prof-Élève, qu’est-ce qui aurait pu changer mon avis sur ce roman (sans spoil) ?
Déjà j’aurai aimé qu’on approfondisse le drame familial de Tillie : j’aurai voulu la voir travailler sur le sujet, j’aurai voulu qu’elle confronte les parties, presque qu’elle s’en empare.
J’aurai adoré que Tillie soit plus pertinente sur son avis. Elle peut tout à fait ne pas aimer la romance, même être un poil condescendante sur le genre, mais j’aurai aimé qu’elle se justifie plus brillamment et non pas en citant une romance comme roman préféré. Même la façon dont elle change d’avis sur le sujet manque de profondeur et de cohérence.
Enfin, j’aurai aimé que le rapprochement se fasse différemment. Le prof qui a des vues sur une élève, et l’élève qui trouve que son prof est sexy… ça me met mal à l’aise. J’aurai préféré une rencontre fortuite, ou un rapprochement d’une soirée sans pensées inappropriées pendant les cours.
Ma note
2.5⭐/5
J’ai l’impression que je ne suis pas très fan de la trope Prof-Élève et j’ai eu un énorme soucis pour m’attacher aux personnages principaux. Que ce soit Tillie ou Finley, les deux étaient agaçants à mes yeux. Cependant, je dois dire que c’était très facile à lire, drôle par moment et que j’ai aimé les personnages secondaires.
Editions : Hugo Publishing
ISBN 9782755677553
7.90€- 500 pages



