L’histoire du roman
Alison reçoit chez elle, pour le week-end, ses amis d’Oxford qu’elle connaît depuis 25 ans. Très heureuse mais un peu stressée par ces retrouvailles, elle aimerait que tout soit parfait.
Mais la fête tourne au drame quand sa meilleure amie Karen débarque en plein milieu de la nuit, les cuisses ensanglantées, complètement choquée. Elle déclare que Mike, le mari d’Alison, l’a violée.
Alison, bénévole dans un centre d’aide aux victimes de maltraitance et d’abus, se retrouve déchirée entre défendre son mari et croire sa meilleure amie.
« Il y a ce sentiment quand le pire s’abat sur vous et que votre monde s’écroule, et que vous parvenez sans savoir comment à vous rattraper et à vous stabiliser. Il y a un autre sentiment, quand vous découvrez soudain que ce n’était pas le pire, loin de là.»
Mon avis
Quel soulagement d’avoir fini Personne ne doit savoir de Claire McGowan. Non pas que je l’aie détesté ou qu’il était mal écrit, mais alors qu’est-ce que j’ai soufflé !
L’histoire de base est vraiment intéressante. Une féministe, bénévole dans une association de défense des victimes d’abus, qui intervient souvent dans des émissions pour combattre la culture du viol et parler de la lutte pour les droits des femmes se voit confrontée à la réalité quand son propre mari est accusé d’abus sexuel sur sa meilleure amie.
Mais qu’est-ce que tous les personnages sont détestables. Alison n’est pas du tout en accord avec les valeurs qu’elle défend, et si on peut comprendre son trouble, elle fait toujours les pires choix, elle va toujours au pire endroit. Chaque membre de la bande d’amis ou même les deux adolescents sont détestables, car trop clichés, trop dans l’excès.
Pourtant le roman est bien écrit et il se lit vite. Je pense que je tenterai sûrement un autre roman de l’autrice. Comme lorsque j’avais lu J’aurais aimé te tuer de Pétronille Rostagnat (qui, je trouve, était vraiment très bien écrit), un autre thriller, c’est plutôt à l’histoire que je n’ai pas accroché : parce qu’à mes yeux, tout est sombre, sans aucune branche à laquelle me raccrocher.
J’aurais aimé voir une morale à la fin, une évolution des personnages convaincante, quelque chose qui m’aurait fait me dire que c’était dur mais que l’arrivée en valait le coup. Malheureusement, je suis plutôt mitigée et même à la fin, je n’ai pas pu accrocher.
Ce que j’ai aimé (ou pas) dans ce roman
Les + de Personne ne doit savoir
La plume est agréable.
Les chapitres sont courts et le livre se lit vraiment vite.
Il y a quand même du suspens, on a envie de connaitre le dénouement final.
Les – du livre
Les personnages sont tellement insupportables (on souffle on souffle on souffle).
Pas de grosse surprise sur la révélation finale, finalement on s’y attend plutôt.
Ma note
2,5⭐/5
Si j’ai aimé l’intrigue de Personne ne doit savoir de Claire McGowan, j’aurais tellement aimé une autre évolution pour les personnages. Je n’ai pas pu m’identifier à, ni apprécier, aucun des protagonistes. Et finalement, sur un livre de presque 400 pages, ça fait long quand on n’aime personne.
Je pense que c’était un de mes premiers thrillers domestiques, donc je suis assez curieuse de lire d’autres romans dans ce genre, pour voir si c’est plutôt commun ou si c’était spécifique à cette histoire. Si vous avez des recommandations, n’hésitez pas à les laisser dans les commentaires !
Editions : Hauteville
ISBN 9782381222387
8,95€ (relié)- 384 pages



